LES ÎLES RAZADES
 
Les îles Razades, la Razade d'en Haut et la Razade d'en Bas, sont situées dans l'estuaire du Saint-Laurent, un peu en aval de l'île aux Basques.
En raison de leur statut de Refuge d'oiseaux migrateurs, elles ne sont pas accessibles au public.
La Société Provancher a su, au fil des ans, assurer adéquatement la protection de ces deux îles. Des visites annuelles y sont effectuées pour vérifier l'état des populations des colonies d'oiseaux
 
LOCALISATION
Activités
Milieu biophysique
Historique
LOCALISATION
Les îles Razades sont situées sur la rive sud du Saint-Laurent en face de la ville de Trois-Pistoles, à quelque 250 km à l'est de Québec : (48°09'00" N 69°15'00" O). La Razade d'en Haut est localisée à 6,7 km en aval de l'île aux Basques et à 2,2 km au large du cap Marteau. La Razade d'en Bas est située à 2,9 km plus à l'est, soit vis-à-vis la démarcation des paroisses de Saint-Simon et des Trois-Pistoles, et à 2,9 km de la terre ferme. Elles font partie de la MRC Les Basques et Rivière-du-Loup. maps.google.ca/maps
LES ACTIVITÉS
Le statut particulier de ces îles fragiles restreint au strict minimum les activités qui peuvent y être exercées.
La recherche
Depuis longtemps la Société Provancher a encouragé les études biologiques sur les oiseaux, notamment le recensement des nids. Des activités de baguage d'oiseaux ont eu lieu de façon plus ou moins régulière. Le 14 juin 1925, la Société fit la première opération d'étiquetage d'oiseaux sur les îles grâce à David-Alexis Déry, lequel était membre de l'American Bird Banding Association. Cette année-là, il a marqué 50 goélands argentés sur La Razade d'en Bas et a obtenu quatre retours de bagues. Après un temps d'arrêt à la fin des années 1920, les activités de baguage du goéland reprirent de 1933 à 1940 avec le concours du personnel de la Station Biologique du Saint-Laurent, établie à Trois-Pistoles. Ce programme a démontré, hors de tout doute, que les jeunes goélands des Razades migraient vers les côtes de la Gaspésie, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Maine et vers le sud, aussi loin que le golfe du Mexique. De plus, il a confirmé qu'une petite proportion des oiseaux migrait vers l'intérieur des terres en empruntant le couloir du lac Champlain ou du lac Ontario.
La Société Provancher tient un registre annuel du nombre de nids d'oiseaux. Les recensements sont effectués par la Société Duvernor et à l'occasion par le Service canadien de la faune. Des données complémentaires sont amassées par les membres de la Société Provancher lors de leurs visites d'inspection.
La cueillette du duvet
La cueillette du duvet d'eider, lorsque bien faite, n'a pas d'effet sensible sur la reproduction de l'eider. La Société tenta une première expérience de cueillette en 1935. Elle obtint le permis nécessaire du Service des parcs nationaux du ministère de l'Intérieur. Cependant, même si le duvet était d'excellente qualité, sa récolte n'a pas été poursuivie de façon régulière.
Depuis 1984, la Société Provancher autorise la Société Duvetnor (organisme sans but lucratif dédié à la protection de la faune et ses habitats dans l'estuaire du Saint-Laurent) à cueillir annuellement le duvet sur les Razades. Les profits de cette cueillette sont à l'avantage des oiseaux puisqu'ils sont investis dans divers projets de conservation réalisés sur les îles de l'estuaire. En contrepartie, la Société Duvetnor transmet chaque année à la Société Provancher les résultats du décompte des nids qu'elle réalise, ce qui facilite le suivi des populations d'oiseaux.
La protection du couvert végétal
L'accroissement rapide de la population de cormoran à aigrettes dans l'estuaire du Saint-Laurent au cours des années 1980 a incité le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche à entreprendre un programme de contrôle du cormoran dans les îles de l'estuaire du Saint-Laurent. Ce programme a permis de réduire le nombre de nids sur les Razades; celui-ci est passé de 747 nids en 1990 à 245 en 1995. Depuis, afin d'éviter que les cormorans établissent leur nid dans les zones végétales où les eiders établissent leur nid, la Société Provancher enlève les nids de cormorans établis dans les secteurs sensibles tout en conservant ceux établis sur les rochers dénudés. Cette opération se déroule, bien sûr, en dehors de la période de nidification des oiseaux.
 
MILIEU BIOPHYSIQUE
Ces deux petites îles, de 8 à 9 ha chacune, sont des affleurements rocheux constitués de schistes. Balayées par les vents, seule une végétation herbacée est parvenue à s'établir dans les secteurs les plus propices à l'accumulation de la matière organique. Elles sont le domaine des oiseaux de mer. L'eider à duvet, le cormoran à aigrettes, le goéland argenté, le goéland marin, la mouette tridactyle et le petit pingouin se partagent les îles. Pour une description plus détaillée du milieu biophysique, cliquez ici.
HISTORIQUE
Grâce à une souscription auprès de ses membres, la Société Provancher a acquis La Razade d'en Haut le 21 janvier 1927. Ses anciens propriétaires, monsieur Charles-François Rioux, et ses enfants dont il était tuteur, la cédaient à la Société pour la somme de 500 $.
Cette même année, la Société Provancher devenait aussi propriétaire de La Razade d'en Bas grâce à la générosité du président de la Brown Corporation, propriétaire de l'île, monsieur W.T.Brown. Celui-ci décidait de faire don de l'île à la Société sous la seule réserve « that the said island shall be used hereafter as a bird sanctuary ». Ces actions de protection entreprises par la Société avaient pour but d'assurer le maintien des colonies d'oiseaux qui y nichent et de contrer le pillage des ?ufs par les braconniers.
Toujours en 1927, un groupe de citoyens des Trois-Pistoles et de directeurs de la Société Provancher installèrent, sur la Razade d'en Haut, une croix de pierre mesurant 4,2 m de hauteur. Une plaque de bronze, incrustée dans la pierre porte l'inscription suivante « Nos pères, partis à la dérive sur les glaces en chassant le loup marin, atterrirent providentiellement sur cette île, le 23e jour de décembre 1841. Hommage de leurs descendants ». Cette croix, qui fait partie de la petite histoire locale, occupe toujours son emplacement originel et continue de rappeler un événement qui aurait pu être tragique pour les habitants de Trois-Pistoles.
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